Résumé

Denis-Prudent Roy Dissertation médico-chirurgicale sur le rire… (1812)

Dans le sourire ordinaire, de même que dans le rire proprement dit, la bouche exécute une sorte de mouvement insolite qui exprime bien l'insouciance et l'apathie, comme tous les actes volontaires qui ont lieu pendant l'ivresse qui ne va pas jusqu'à l'engourdissement comateux les lèvres restent entr'ouvertes, l'inférieure remontant un peu, tandis que les angles s'abaissent. Le rire et le sourire empruntent communément aussi dans l'ivresse un certain caractère de stupidité, ou au moins d'indolence molle et dédaigneuse pour toutce qui en devient l'objet.
Source : Gallica

Denis-Prudent Roy Dissertation médico-chirurgicale sur le rire… (1812)

Les yeux attachés sur l'objet qui l'occupe, vous le voyez sourire presque habituellement, la bouche étant horizontalement distendue sans séparation des lèvres, ou bien, ce qui est plus ordinaire, en même temps plus ou moins béante et avec l'expression de la stupidité. Sauf les variétés individuelles inséparables de la conformation générale de la Face, le sourire de l'idiotisme est toujours le même; il se ressemble chez tous les idiots sa physionomie exprime constamment la bêtise et l'abrutissement stupide des sens et de la pensée. Il en est ainsi du rire proprement dit.
Source : Gallica

Denis-Prudent Roy Dissertation médico-chirurgicale sur le rire… (1812)

On a souvent dit observe-t-il dans un discours sur les rapports de la médecine avec les sciences physiques-et morales; on a souvent dit que la stupeur, la tristesse muette et le morne affaissement qui suivent le délire, étaient toujours des indices de mort; tandis que les saillies de la joie qui éclatent quelquefois au sein des troubles intellectuels, sont l'heureux présage du retour prochain de ta vigueur et de la santé.
Source : Gallica

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