Ed Marchand

Résumé

Ed Marchand La France aux Français ! (1892)

Le paysan, chez qui le vieux fond honnête français, issu de la morale chrétienne, existe encore dans sa pureté, ne voit pas dans l'homme un ennemi, mais un frère.
S'il est âpre au lucre, le paysan n'attend le bénéfice que de son travail, et cette âpreté ne lui vient que du mal qu'il s'est donné pour amasser le peu qu'il a.
Il se méfie des faiseurs. Il les craint et se garde bien de les imiter. Tranquillement il travaille, et s'il a élevé honnêtement sa famille il est content et meurt heureux, avec l'espérance d'une récompense dans une vie meilleure.
Source : Gallica

Ed Marchand La France aux Français ! (1892)

C'est avec de l'argent que les nouveaux venus veulent faire une France à leur convenance, à leur usage. Ils chassent des hôpitaux et des écoles communales les bonnes-soeurs, toutes filles de France, aimant leur pays et ses habitants d'un amour sincère et plein d'abnégation, élevant les enfants avec foi et dévouaient, et ils les remplacent par des institutrices laïques bachelières qui, élevées pour la science, ne comprennent pas aussi bien le paysan français, et qui n'ont su encore, et ne sauront au même degré conquérir l'oreille et le coeur de ses petits.
Source : Gallica

Ed Marchand La France aux Français ! (1892)

Servons-nous de nos bulletins de vole pour ne nous faire représenter que par des honnêtes gens, des gens du pays, chez nous d'ancienne date, qui vivent de notre vie et qui ont les mêmes intérêts que nous. Ceux-ci nous connaissent et nous les connaissons.
Arrière les bavards, les beaux parleurs, les faiseurs, et ceux qui ne sont pas au moins depuis trois ou quatre générations chez nous. Les autres, bien que français aussi, mais plus récents, laissons-les faire un stage, pendant lequel ils apprendront à connaître nous et nos besoins.
Source : Gallica

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