Ernest Psichari,
L’Appel des armes
“ Mais cela existe. On grogne, on se plaint, on se dit : « Sacré métier ! métier de malheur ! » C’est ça, le métier. Et ça prend toute la tête et tout le cœur, et l’asservissement est plus fort que sous l’amour. Le bon travail, le métier de tous les jours, la tâche, le fardeau quotidien, ça en tient une place sous le soleil, ma pauvre enfant ! Hélas ! mon métier à moi a peur d’une trop mièvre romance ! Est-ce ma faute, et pourrai-je jamais être autre chose qu’un soldat, même auprès de tes lèvres rouges, ô ma fiancée ? Voilà ce qu’aurait dit Maurice Vincent. ”
