Résumé

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan L'Apocalypse de l'an 97

Israël se repose sous les Achéménides; le fanatisme intense qui est au fond du cœur de ce peuple semble dormir; les chefs du peuple, résignés sur les abus du monde, qui révoltaient si fort les nabis, s’abandonnent et s’oublient jusqu’à se laisser aller à douter du sérieux de la vie. Un Israélite écrit un livre charmant, l’Ecclésiaste, pour arriver à cette conclusion, que tout est frivole, et que le dernier mot de la sagesse est de jouir en paix, au sein d’une heureuse médiocrité, du bien qu’on a gagné par son travail.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan L'Apocalypse de l'an 97

L’espérance d’un empire juif, succédant à l’empire romain, remplissait encore ces brûlantes âmes, que les effroyables massacres de l’an 70 n’avaient pas abattues. L’auteur de l’Apocalypse d’Esdras avait peut-être dans sa jeunesse combattu en Judée ; parfois il semble regretter de ne pas y avoir trouvé la mort. On sent que le feu n’est pas éteint, qu’il couve sous la cendre, et qu’avant d’abdiquer ses espérances Israël tentera encore plus d’une fois le sort.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan L'Apocalypse de l'an 97

Jamais Israélite plus pieux, plus pénétré des malheurs de Sion, ne versa ses plaintes devant Jéhovah. Un doute profond le déchire, le grand doute juif par excellence, le même qui dévorait le psalmiste, « quand il voyait la paix des pécheurs. » Israël est le peuple élu. Dieu lui a promis le bonheur, s’il observe la loi. Sans avoir rempli cette condition dans toute sa rigueur, ce qui serait au-dessus des forces humaines, Israël vaut beaucoup mieux que les autres peuples.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature