Résumé

Eugène Huzar La fin du monde par la science

Quel spectacle plus imposant et en même temps plus effrayant que de voir en présence, l’homme, la science et la nature ?
Comment n’être pas saisi d’admiration et d’épouvante en pénétrant dans ces enceintes, où, à la volonté de l’homme, les éléments eux-mêmes répondent chaque jour docilement aux démonstrations de la science ? Combien est grande, cette puissance irrésistible qui tient en sa main les énergies du monde et qui les modère, les dirige, les gouverne, suivant sa volonté ! L’homme n’est-il donc pas dieu, au moins pour ce qu’il sait, pour ce qu’il veut et pour ce qu’il peut ?
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Eugène Huzar La fin du monde par la science

Le monde des forces brutales, ébranlé par ce nouveau Samson, s’écroula bêtement, fatalement, sur lui et l’écrasa sous ses ruines ; et c’est ainsi que l’homme perdit un jour, par son audace et par son orgueil, l’empire qu’il exerçait autrefois sur la nature. Voilà tout le sens rationnel du mythe de la révolte et de la chute des anges.
Nous retrouverons aussi dans toutes les religions de l’antiquité, l’intuition de la révolte de l’homme contre Dieu, la conception de sa chute, celle du péché originel, de l’arbre de la science du fruit défendu.
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Eugène Huzar La fin du monde par la science

Oui, je crois au progrès infini de la science ; oui, je crois à la puissance infinie de l’homme dans le temps ; mais, j’admets de plus que ces philosophes, la fatalité, naissant des progrès mêmes de cette civilisation : fatalité d’autant plus terrible, que la civilisation sera plus grande, chute d’autant plus mortelle que l’homme sera tombé de plus haut. Catastrophe enfin, qui fera disparaître l’homme de la planète.
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