François Porché, Revue des Deux Mondes
“ Coude à coude, prenant ainsi tout leur volume, Ils sont là, dans l’air, devant nous, Et les poussières du bitume Comme un baiser brûlant montent vers leurs genoux. Il n’y a plus d’armes rivales, L’œil ne distingue plus le soldat du gradé, Sauf, en de justes intervalles, Lorsque flambe au soleil l’or d’un képi brodé. Tout dans cette heure semble un incroyable songe : Les pas, les roulements de ces tambours usés, Et la clameur des murs qui comme un dais s’allonge Sur tous ces visages bronzés. ”
