Résumé

Georges Casella J.-H. Rosny : biographie critique illustrée d'un portrait-frontispice et d'un autographe… (1907)

La morale que Rosny rêvent de dresser définitivement en regard de toutes les religions serait, par excellence, la morale humaine. Ne lisons pas leur sous-titre roman social, mais disons mieux roman humain. Les Rosny ont trop étudié les premières animalités de l'homme, espèce victorieuse des autres espèces, pour que la philosophie non concluante (la plus sage de toutes) qu'ils en tirent soit noyée de brumes religieuses et de ce qu'ils avouent ne pas connaître exactement son début dans la matière, ils ne le tiennent pas pour une des faces de divinité ou un éclat passager de l'invisible.
Source : Gallica

Georges Casella J.-H. Rosny : biographie critique illustrée d'un portrait-frontispice et d'un autographe… (1907)

Toutes ces tortures s'incarnent en un couple, un individu, une famille, que nous voyons évoluer simultanément, au cours du livre, autour d'une haute figure, celle du médecin Claude Saint-Clair. L'unité du volume se fait dans la conscience de cet homme. C'est lui qui pèse ces destins manqués, qui entend ces râles timides et tire du tableau d'ensemble la conclusion mélancolique. Réflexions sur la douleur, sur le sens de la vie et du monde, tel est le fardeau véritable dont l'ombre assombrit le chemin de celui qui naquit altruiste.
Source : Gallica

Georges Casella J.-H. Rosny : biographie critique illustrée d'un portrait-frontispice et d'un autographe… (1907)

MM. Rosny se donnent la peine et la joie d'écrire de loin en loin un roman fortement conçu, longuement et gravement médité où ils nous livrent le fond de leur cœur et de leur pensée, leur sensibilité vraie et leur intime philosophie. Sous le Fardeau nous semble de ces romans-là, et par les grands problèmes d'humaine solidarité, et par les hautes idées qu'il discute, par la façon dont il condamne l'homme réfractaire, dissocié, animal aussi dangereux que le fauve ou que le primitif, il vient continuer dignement la noble série du Bilatéral, des Anus perdues et de l'Inipérieuse Bonté.
Source : Gallica

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