Résumé

H. Marc Notes sur les forêts de l'Algérie (1930)

La forêt domaniale de Téniet El Haâd, d’une superficie de 5.632 hectares, est remarquable par un boisement très important de cèdres magnifiques de forme et de végétation, pur ou mélangé par places de chênes-liège, zéen et yeuse, occupant dans une région à relief mouvementé une étendue de 1.100 hectares : le parc national est constitué par ce merveilleux canton dont l’une des larges combes a un aspect aussi grandiose que séduisant, d’une beauté véritablement impressionnante pour qui n’a pas encore eu le rare plaisir d’admirer le cèdre à l’état social.
Source : Gallica

H. Marc Notes sur les forêts de l'Algérie (1930)

Bien qu’il ne soit pas de nature à faire craindre pour une échéance que certains ont cru voir très rapprochée, la destruction du patrimoine boisé de l’Algérie, le chiffre révélé par l’enquête dont il s’agit ne laisse pas que d’être impressionnant et de justifier les plus sérieuses appréhensions pour l’avenir forestier de la Colonie. La situation apparaît d’autant plus inquiétante qu’à l’action dévastatrice du feu vient s’ajouter celle du pâturage, si préjudiciable aux forêts lorsqu’il s’exerce dans des peuplements déjà fatigués par des abus antérieurs ou endommagés par le feu.
Source : Gallica

H. Marc Notes sur les forêts de l'Algérie (1930)

Heureusement, dans ces vastes étendues, où les bois calcinés s’élèvent comme des squelettes noircis de l’aspect le plus désolant, la régénération de la futaie détruite s’opère avec une facilité surprenante. Dès le printemps qui suit le passage du feu, les semis de pin surgissent de toute part en grande abondance, et au bout d’un certain nombre d’années, le sol est couvert à peu près régulièrement d’une brosse serrée de jeunes arbres qui, de loin, donnent à la forêt renaissante l’aspect d’un vaste champ vert clair.
Source : Gallica

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