Résumé

Henri Boulanger Industries du cuir. Les peaux des bovidés coloniaux… (1919)

Certains savants présument que la coriine est un liquide; d’autres croient qu’elle se compose d’une infinité de lamelles glissant les unes sur les autres.
Si l’on veut faire un rapprochement, une comparaison, du cuir des animaux avec une peau vivante, telle qu’elle se rencontre dans la nature, la première pensée sera de comparer le cuir tanné avec la peau de la main de l’homme, par exemple, et de dire : puisque nous retrouvons dans la fleur du cuir tanné des pores, des gaines de poils, voire des poils, c’est donc l’épiderme, et la seconde partie est le derme.
Source : Gallica

Henri Boulanger Industries du cuir. Les peaux des bovidés coloniaux… (1919)

La peau est un tégument protecteur de l’animal, mais c’est aussi un tissu vivant, qui compte parmi les plus compliqués de son organisme; comme enveloppe protectrice, cette peau subit des variations de texture très grandes, suivant le milieu dans lequel vit l’animal, son sexe, sa race ; comme tissu vivant, elle est en rapport direct avec la santé, l’âge et le tempérament de la bête ; ces deux sortes de causes influent, plus ou moins, sur la qualité du cuir tanné.
Source : Gallica

Henri Boulanger Industries du cuir. Les peaux des bovidés coloniaux… (1919)

Mais il est évident que si, par exemple, on prend une peau sortant de la saumure et qu’on l’abandonne sur le sol pour la faire sécher le jour en plein soleil, la nuit à la fraîcheur, on la détériorera rapidement, sans qu’il soit possible à qui que ce soit de s’en apercevoir. L’expéditeur sera de bonne foi quand il présentera des peaux auxquelles il aura fait subir des manipulations coûteuses, et le tanneur déçu, non seulement jurera de ne plus toucher à cette provenance, mais, dans les réunions corporatives auxquelles il assistera, s’empressera d’exposer sa déconvenue.
Source : Gallica

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