Henri Levaux

Comédies (1897)

Résumé

Henri Levaux Comédies (1897)

DURAND.
Sans doute à cause des ours blancs.
MORIN.
Elle pratique la charité avec bonheur.
DURAND.
Et puis.
MORIN.
Il me semble que c'est déjà quelque chose. On ne rapporte pas beaucoup'd'enfants oubliés dans d'aussi bonnes conditions. Je n'ai pas négligé les arts d'agrément.
DURAND, vivement. Elle jouerait du violon?
MORIN, d'un air désolé. Ah ! mon Dieu, non, mon ami, j'ai oublié que tu étais d'une certaine force sur cet instrument que j'aime beaucoup et dont je ne dis pas de mal. On ne peut pas penser à tout.
Source : Gallica

Henri Levaux Comédies (1897)

DURAND.
Que signifie? (Se retournant.) Ah! c'est toi, continue de rire à mes dépens, animal! animal !
MORIN, à part. Diable! il est en colère. (A Durand) . Tu as raison, le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
DURAND.
Parle pour toi, je te prie.
MORIN.
Es-tu bien sûr que c'est Boileau qui a écrit cela? DURAND, sans réfléchir.
Laisse-moi donc tranquille. Je sais bien que ce n'est pas de lui. (Réfléchissant.) Mais si c'est de Boileau, satire VIII. Je sais les quatre premiers vers.
Source : Gallica

Henri Levaux Comédies (1897)

Que je suis donc fâché! Et mon neveu? Gomme il va se moquer de moi ! Il a raison, cet affreux Morin ; j'ai la tête pesante, mes jambes me soutiennent à peine, je ne prends pas assez d'exercice. (Il se promène vivement.)
SCENE IX DURAND, LUCIEN.
LUCIEN.
Qu'ai-je appris, mon oncle? vous allez couronner une rosière! Mais qu'avez-vous donc à monter ainsi la garde? vous m'effrayez. Est-ce que l'on va rétablir la garde nationale? Gomme vous êtes rouge !
DURAND.
Je suis malade ; mon ami, je ne puis te dire.
LUCIEN.
Malade! vous dites cela sérieusement?
DURAND.
C'est ce médecin qui le dit.
Source : Gallica

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