Résumé

Portrait de Walter Scott Walter Scott Vie et opinions de Tristram Shandy… (1877)

Pour Dieu, s'écriait mon oncle Toby, — et pour moi, et pour nous tous, mon cher frère Shandy, de grâce, laissez cette histoire de notre tante et ses cendres dormir en paix. — Comment pouvez-vous, — comment pouvezvous avoir si peu de sympathie et de pitié pour la réputation de notre famille ? Qu'est-ce que la réputation d'une famille auprès d'une hypothèse ? répliquait mon père. Et même, si vous en venez là,-qu'est-ce que la vie d'une famille ? La vie d'une famille ! — disait mon oncle Toby, se rejetant en arrière dans son fauteuil,
et levant les mains, les yeux et une jambe.
Source : Gallica

Portrait de Walter Scott Walter Scott Vie et opinions de Tristram Shandy… (1877)

Mon père se donna une raison convenable de ces larmes, et reprit sa harangue avec chaleur. —
« Il n'y a pas, frère Toby, une si grande différence entre le bien et le mal, que le monde s'imagine. » — (Ce début, soit dit en passant, ne paraissait pas de nature à guérir les soupçons de mon oncle Toby.) - « Le labeur, le chagrin, la peine, la maladie, le besoin et l'infortune sont les sauces de la vie. » - Grand bien leur fasse, — dit en lui-même mon oncle Toby.
Source : Gallica

Portrait de Walter Scott Walter Scott Vie et opinions de Tristram Shandy… (1877)

Pas plus que mon cheval, répliqua mon oncle Toby.
Bonté du ciel ! s'écria mon père, en levant les yeux et en frappant des mains, — ton honnête ignorance a son prix, frère Toby : ce serait presque dommage de l'échanger pour du savoir. — Mais je vais te dire. Pour bien comprendre ce que c'est que le temps, sans
quoi nous ne pouvons pas comprendre l'infini, attendu que l'un est une portion de l'autre, - nous devrions nous mettre sérieusement à considérer quelle idée nous avons de la durée, de façon à nous rendre un compte satisfaisant de la manière dont nous y sommes arrivés.
Source : Gallica

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