Résumé

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin L'argent par les fenêtres : drame-vaudeville en trois actes (1852)

Quand la bourse est garnie, Tout est rose en la vie; Le bonheur nous sourie, Et nous tend ses deux mains Sur le bord des chemins.
Non, je n'ai plus de maîtres, Fier comme mes ancêtres, Je veux, par les fenêtres, Semer l'argent et l'or ; Mon trésor Vit encor.
Puisqu'il faut mourir, Usons du plaisir, Semons: c'est mon désir, Nos jours de souvenir.
C'est de la Providence, Célébrer la puissance, Que d'aimer l'existence.
Fêtons nos jeunes ans.
Le printemps N'a qu'un temps.
OCTAVE. Tiens, c'est vous, mon cher Boisjoli, vous étiez là, Virgile.
VIRGILE. Que diable t'avait donc fait Baptiste?
Source : Gallica

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin L'argent par les fenêtres : drame-vaudeville en trois actes (1852)

BOISJOLI. Votre père n'existe plus.
OCTAVE. Pauvre père!.. Alors, qui donc a songé à un orphelin?
VIRGILE. Nous voilà tous les deux orphelins.
BOISJOLI. Un homme de cœur qui veut réparer les torts de son frère.
OCTAVE. Un oncle!..Oh! son nom?..
BOISJOLI. Le moment n'est pas encore venu de vous le révéler. Cet oncle m'a chargé de faire de vous un jeune homme capable de figurer convenablement dans ses salons.
VIRGILE. Il a des salons. Adieu, monsieur Octave, nous ne pouvons plus nous voir.
OCTAVE. Pourquoi cela?
VIRGILE. Demande-le à mon habit. chapeau, fais-lui ma réponse.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Martin Édouard Martin L'argent par les fenêtres : drame-vaudeville en trois actes (1852)

Je veux des punchs glacés, des sorbets, des pyramides de glaces et
de gâteaux, un souper de chez Véry. Ah! ah! de la bière et des échaudés, mon pauvre Virgile, j'aurai bien de la peine à faire quelque chose de vous.
VIRGILE. Ne dirait-on pas que c'est lui qui est chargé de mon éducation.
OCTAVE, fumant toujours. Je veux rire aujourd'hui, je veux m'amuser, je veux m'étourdir, je m'ennuie, j'ai du chagrin.
VIRGILE. Tu as du chagrin?
OCTAVE. Oui, voilà trois jours que je conduis inutilement mon cheval du eôté de Saint-Maur,
je ne rencontre plus celle que je mé plaisais à y voir.
Source : Gallica

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