Résumé

J.-E. Saumade L'admirable pèlerin de Montpellier… (1876)

Roch a déjà retracé cette page de la vie de Saint François qu'a immortalisée le pinceau de Giotto. N'était-il pas le fils du patriarche d'Assise, et ne devait-il pas marcher sur les traces de son bienheureux père? Comme lui, il a brisé tous les liens qui l'enchaînaient au mondé ; il s'est voué à la sainte pauvreté par le nœud d'une indissoluble union ; les Anges du sacrifice, recueillant les trésors qu'il a volontairement abandonnés, les ont présentés à Dieu. Roch est digne du séraphique enfant de Bernadone : on pouvait, en toute vérité, l'appeler le pauvre de Jésus-Christ.
Source : Gallica

J.-E. Saumade L'admirable pèlerin de Montpellier… (1876)

Alors Roch, dans le transport d'un saint enthousiasme et avec un accent qui ne laissait aucun doute sur sa résolution inébranlable, s'écria : « Le Seigneur Jésus et mon père Saint François ont-ils été mieux traités ? La folie de la Croix est la suprême sagesse.
Non, celui-là n'est pas insensé qui méprise les richesses, et, en les quittant, conquiert la
liberté véritable et la possession du royaume céleste ! »
L'oncle était vaincu. Poussant un profond soupir: « Va trouver , dit-il, le SeigneurEvêque ; soumets-lui ton dessein, et s'il l'approuve, fais alors ce que le Ciel t'inspirera. »
Source : Gallica

J.-E. Saumade L'admirable pèlerin de Montpellier… (1876)

N'écoutant que son zèle, notre Bienheureux était accouru afin de combattre la contagion. Sur ses pas on vit, comme à Césène, se multiplier les guérisons et les prodiges. On aurait dit que Dieu avec sa toute-puissance s'était mis à la disposition de son serviteur. Aussi le fléau recula cette fois encore.
Mais la lutte n'était point achevée. Pareille
à la vague qui n'abandonne une rive que pour bondir plus furieuse sur la plage opposée, la peste n'avait quitté les bords de l'Adriatique que pour s'abattre sur Rome.
Source : Gallica

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