Résumé

Portrait de Jacques Bonhomme Jacques Bonhomme Ni Monarchie, ni république. Honnêteté… (1873)

En principe, tout mandat est révocable; la fonction gouvernementale, qui n'est pas autre chose qu'un mandat, ne peut donc pas ne pas l'être, tout au moins dans la personne de ceux qui l'exercent ; mais la monarchie n'entend pas qu'on la révoque ; elle se met donc au-dessus ou en dehors des principes du mandat politique ; elle est donc incompatible avec ces principes et avec le droit moderne qui les a adoptés, incompatible aussi, par conséquent, avec la morale qui les a formulés et avec l'honnêteté qui consiste à les respecter.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bonhomme Jacques Bonhomme Ni Monarchie, ni république. Honnêteté… (1873)

C'est dans ce sens qu'on peut dire de la république qu'elle est au-dessus du suffrage universel, ce qui veut dire en réalité que le suffrage universel ne peut pas proclamer une autre forme de gouvernement, sans se donner un démenti, sans se suicider et, chose plus grave de la part de ceux qui l'exercent à un moment donné, sans violer le droit de ceux qui l'exerceront après eux. En droit commun, on ne doit pas aliéner sa propre liberté indéfiniment ; à plus forte raison ne doit-on pas aliéner la liberté d'autrui
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bonhomme Jacques Bonhomme Ni Monarchie, ni république. Honnêteté… (1873)

Ce que je viens de dire de la Monarchie et de la République, on ne peut pas le dire de l'Honnêteté. Tout le monde veut l'honnêteté ou a l'air de la vouloir, en sorte que l'unanimité des suffrages est acquise sans conteste au gouvernement dont la forme et le fond seront véritablement honnêtes.
Ici, j'ai l'air de retomber en plein paradoxe. L'honnêteté n'est pas une forme de gouvernement, ce n'est qu'une manière de se conduire dans la vie privée pour mériter l'estime de soi-même et des autres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature