Jean Devillers, Lettres inédites de Jean Devillers… (1898)
“ Enfin on n'a jamais vu tant d'ardeur pour le combat ; les blessés même sont plus occupés à raconter leurs prouesses qu'à songer au mal qu'on est contraint de leur faire, en retirant les balles dont ils sont parfois criblés. Le Rhin par son débordement, les assiégés par leur artillerie, le prince Eugène par son armée formidable, les mouches par leur multitude, tout semblait, il y a quatre jours, devoir nous abîmer. Le Rhin est baissé de trois pieds depuis hier ; cependant on ne peut encore aller à Spire qu'en bateau. ”
