Résumé

Jean Devillers Lettres inédites de Jean Devillers… (1898)

Enfin on n'a jamais vu tant d'ardeur pour le combat ; les blessés même sont plus occupés à raconter leurs prouesses qu'à songer au mal qu'on est contraint de leur faire, en retirant les balles dont ils sont parfois criblés.
Le Rhin par son débordement, les assiégés par leur artillerie, le prince Eugène par son armée formidable, les mouches par leur multitude, tout semblait, il y a quatre jours, devoir nous abîmer. Le Rhin est baissé de trois pieds depuis hier ; cependant on ne peut encore aller à Spire qu'en bateau.
Source : Gallica

Jean Devillers Lettres inédites de Jean Devillers… (1898)

Et comme nous nous attendions à tout moment d'être attaqués, notre armée entière était sous les armes, bordant les lignes; le régiment de Languedoc-dragons, les grenadiers à cheval et un détachement des gardes du roi passèrent le Rhin à onze heures du soir et entrèrent dans nos lignes pour soutenir en cas de besoin. Il semble, à voir la joie et l'audace des soldats, que chacun d'eux ait gagné une victoire. Comptant sur leur bravoure et sur la force des lignes (qui effectivement sont inexpugnables) , ils voudraient de tout leur cœur que les Allemands les vinssent attaquer.
Source : Gallica

Jean Devillers Lettres inédites de Jean Devillers… (1898)

Le canon de la place ne nous inquiète plus guère, puisque nous sommes tout proche des murailles de la ville. Le prince Eugène sera rudement salué s'il approche de nos lignes, et plus de la moitié de son armée y périra sans qu'il puisse rien faire, si le bon ordre se conserve dans notre armée. A l'égard des mouches, si vous avez du bon onguent à nous envoyer pour les détruire, vous ferez plaisir à plus de cent mille hommes.
Source : Gallica

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