Sébastien Le Prestre Vauban

Résumé

Sébastien Le Prestre Vauban Abrégé des services du maréchal de Vauban… (1839)

Mais il n'est pas question de rien de tout cela, et on peut dire que nous sommes encore dans tous nos avantages : nous avons gagné terrain considérable sur l'ennemi ; nous lui avons pris de grandes et bonnes places ; nous l'avons toujours battu ; nous vivons tous les ans à ses dépens ; nous sommes en bien meilleur état qu'au commencement de la guerre, et au bout de tout cela nous faisons une paix qui déshonore le roi et toute la nation.
Source : Gallica

Sébastien Le Prestre Vauban Abrégé des services du maréchal de Vauban… (1839)

Nous perdons avec elles, pour jamais, l'occasion de nous borner par le Rhin ; nous n'y reviendrons plus, et la France, après s'être ruinée et avoir consommé un million d'hommes pour s'élargir et se faire une frontière, que tout est fait, et qu'il n'y a plus qu'à se donner un peu de patience pour sortir glorieusement d'affaire, tombe tout d'un coup, sans aucune nécessité, et tout ce qu'elle a fait depuis quarante ans, ne servira qu'à fournir à ses ennemis de quoi achever de la perdre.
Source : Gallica

Sébastien Le Prestre Vauban Abrégé des services du maréchal de Vauban… (1839)

En 1673, il fit, sous les ordres du roi, le siège de Mastricht qui fut terrible. Ce fut là qu'il commença pour la première fois à mettre en usage la réforme qu'il a depuis exécutée si heureusement dans les attaques des places ; celle-ci fut réduite à capituler en 13 jours de tranchée ouverte. Ce siège fut fort sanglant, à cause des incongruités (1) qui arrivèrent par la faute de gens qu'il ne veut pas nommer. Le roi fut si content du succès de ce siège, qu'après l'avoir beaucoup gracieusé, il lui donna une gratification de 4,000 louis.
Source : Gallica

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