Résumé

Jean-Jacques Coulmann Défense des bannis, par l'auteur de la "Défense des volontaires royaux"… (1818)

Chacun s'en étonne, personne ne l'explique : c'est sous un Prince ami des lettres, qu'un littérateur est proscrit; c'est sous le règne de la justice, qu'un homme irréprochable est condamné sans jugement; c'est à l'époque où un Roi légitime recouvre son trône, qu'un citoyen perd sa patrie. Ici une main invisible et malfaitrice ne se fait que trop sentir, et l'autorité royale est évidemment compromise dans l'accomplissement d'une vengeance particulière : elle saura sans doute, cette autorité, réparer le mal qu'elle n'a point fait.
Source : Gallica

Jean-Jacques Coulmann Défense des bannis, par l'auteur de la "Défense des volontaires royaux"… (1818)

On n'est pas plus brave que vous, disait le général en chef à Excelmans, revenant du combat de Wertingen, ombragé par les drapeaux de l'ennemi ; on n'aime pas plus son pays que vous, pouvait-on dire au même citoyen qui rejeta les bienfaits d'un Foi, son ami, et revint vivre pauvre dans sa patrie.
De telles actions sont la plus éloquente des défenses ; et si la fatalité a entraîné de pareils hommes dans l'erreur, si des événemens plus puissans qu'eux ont décidé de leur conduite, aucun motif bas ne peut leur être supposé.
Source : Gallica

Jean-Jacques Coulmann Défense des bannis, par l'auteur de la "Défense des volontaires royaux"… (1818)

La république est sortie enfin de cette guerre déplorable; la victoire est demeurée à celui dont la vengeance , loin d'être aigrie par la fortune, devait être adoucie par la bonté , et qui ne jugeait point digne d'exil et de mort quiconque aurait mérité son ressentiment. Enfin tous on quitté les armes, les uns volontairement, les autres'en se les faisant arracher. Délivré des périls de la guerre , c'est être ingrat, c'est être injuste de garder un coeur armé.
Source : Gallica

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