Résumé

Jean-Jacques Leuliette Lettres écrites pendant la révolution française… (1841)

Votre lettre m'a fait le plus grand plaisir; je n'aurois point été si long-temps sans vous donner de mes nouvelles, si le mauvais état de ma santé ne m'en avoit imposé la douloureuse nécessité. Si dans tous les temps de ma vie j'ai senti les doux charmes de l'amitié, c'est surtout dans ce moment que j'éprouve combien elle a de pouvoir sur les âmes honnêtes. La voix d'un ami me rappelle du sommeil de la mélancolie : elle me prête de nouveaux sens, une nouvelle existence. Les sentimens de la nature sont pour nous une source féconde de plaisirs.
Source : Gallica

Jean-Jacques Leuliette Lettres écrites pendant la révolution française… (1841)

La tranquillité d'esprit pourra renaître avec elles ; car tu sais que la santé est le premier des biens ; ce n'est qu'avec elle qu'on peut trouver des charmes au sein même de la prospérité ; avec elle l'infortuné se repaît de douces illusions, la scène du monde s'embellit à nos yeux, des idées riantes occupent notre imagination, la volupté crée pour nous des songes enchanteurs , et l'amour, ce bienfaiteur du genre humain, nous offre ses plus pures délices. On peut être heureux sans richesse, sans les vains honneurs que brigue la vanité
Source : Gallica

Jean-Jacques Leuliette Lettres écrites pendant la révolution française… (1841)

Il est une sorte de philosophie qui, en nous affranchissant de quelques douleurs, nous enlèveroit aussi toutes les jouissances. Malheur à l'homme qui ne sait point pleurer : ses semblables n'ont rien à attendre de lui. Si celui à qui la nature a donné un coeur sensible a bien des chagrins à dévorer, il goûte aussi de bien pures délices : rien dans l'univers ne lui est étranger ; le sourire du bonheur ne brille sur aucun visage qu'il ne porte la joie dans son âme. Il fut un temps où j'étois doué de cette tendre expansion
Source : Gallica

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