Résumé

Joseph Gabarret Des mouvements de rotation chez les animaux

Lorsque, chez l’homme, la tête est déviée sur un côté par suite d’une lésion encéphalique, les yeux ne paraissent pas déviés, mais que l’on redresse la tête de force, et alors la déviation sera très apparente. S’il y avait paralysie des muscles moteurs de l’œil, la déviation serait constante quelle que fût la position de la tête. On voit quelle est la constance des déviations de l’axe visuel qui donnent au sujet une physionomie si étrange et qui peut, au moins dans le roulement, indiquer sûrement le sens de la tendance à la rotation.
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Joseph Gabarret Des mouvements de rotation chez les animaux

Les lésions du pédoncule cérébelleux moyen déterminent un trouble dans les fonctions de la protubérance annulaire, trouble qui doit être une excitation plutôt qu’une paralysie. Par suite naît la tendance à la rotation, violente au début, diminuant parfois peu à peu. Dans tous les cas il n’y a jamais paralysie unilatérale des membres. Cette théorie qui explique le roulement s’applique aussi aux deux autres mouvements de rotation, car on peut dire d’un autre point de l’encéphale ce que nous avons dit du pédoncule cérébelleux moyen.
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Joseph Gabarret Des mouvements de rotation chez les animaux

Le cerveau offrirait un entrecroisement de ses fibres nerveuses dans ses parties profondes, telles que le plancher des ventricules cérébraux, les corps striés, les couches optiques, etc, et lorsque le cœnure aurait son siége dans ces parties, le mouvement giratoire s’effectuerait du côté opposé à la lésion. Dans le plan supérieur du cerveau, au contraire, il n’y aurait pas d’entrecroisement des fibres nerveuses et par suite l’effet étant direct, le mouvement de rotation se produirait du côté correspondant au cœnure.
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