Joseph Reinach

Joseph Reinach

Résumé

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Le ministère Clémenceau (1885)

La république radicale ne se laisserait point arrêter par une intrigue, une cabale dont il connaissait les auteurs ; et il montrait du doigt MM. Jules Ferry, Waldeck-Rousseau, Develle qui se contentèrent de hausser les épaules. Un « syndicat honteux » s'était formé entre le Sénat et la minorité de la Chambre ; il aurait prochainement le sort de tous les syndicats de ce genre : la faillite. La démocratie avait emporté d'autres forteresses que cette bastille de l'opportunisme, la soi-disant assemblée des communes de France.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Le ministère Clémenceau (1885)

« Monsieur, reprit le garde des sceaux, nous connaissons ces soi-disant impossibilités ; mais nous savons aussi que le Sénat, comme nous tous, doit obéissance aux arrêts du suffrage universel.» Le groupe des socialistes révolutionnaires, qui grossissait tous les jours, accueillit cette réplique par des rires. « Le Sénat, s'écria M. Maujan, je ne le consulte pas, je le livre en pâture au lion populaire. » M. Batbie, qui assistait dans une tribune à la séance, sourit et rougit à ces mots : il les avait prononcés lui-même, en mars 1848, les appliquant aux riches.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Le ministère Clémenceau (1885)

On a donné de cette célérité deux raisons : la première, que M. Clémenceau est un esprit rapide, net, agile, décidé, qui ne s'embarrasse pas de vétilles ; la seconde, que son ministère s'était formé de lui-même, qu'il s'était, comme on dit, si naturellement dégagé de la situation que l'éloquent député, en rentrant dans la salle de rédaction de son journal, l'avait trouvé déjà réuni en conseil de cabinet. Dès le 25 octobre, le Président de la République put signer les décrets qui constituaient la nouvelle administration.
Source : Gallica

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