Résumé

Jules Haime Revue des Deux Mondes

Nous entendons par vie ordinaire l’espace de temps que parcourent les individus échappés aux dangers de la jeunesse et de la virilité. Elle se termine à l’âge auquel parviennent habituellement ceux qui ne sont pas déjà morts avant le commencement de la vieillesse. C’est en quelque sorte la vie moyenne des vieillards.
La vie naturelle ou normale représente la durée que Dieu a accordée à l’espèce en la créant. Elle se termine par l’effet de la vieillesse seule, et les limites entre lesquelles ce terme est marqué traduisent la loi même de la durée de la vie
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Les chances de destruction qui nous menacent sans cesse sont d’ailleurs presque infinies. L’homme compte à lui seul plus de maladies que tous les autres êtres de la création pris ensemble. Ses passions, ses vices, ses malheurs, ses travaux, toutes les causes morales en un mot viennent s’ajouter aux mille causes physiques qui tendent à abréger ses jours. Il y a ainsi pour lui une variété d’élémens nuisibles, une foule de principes perturbateurs, une succession continue d’accidens communs aux autres êtres, ou propres à sa nature, qui compliquent singulièrement le problème de sa durée normale.
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C’est celle, dit Paracelse, dont le terme n’arrive qu’entre neuf cents et mille ans, ou qui pour le moins se compose de six cents années. Les temps modernes ont eu aussi leurs élixirs et leurs procédés mystérieux, et le siècle présent n’est pas resté complètement en arrière sur ceux qui l’ont précédé dans la recherche de la longévité. Seulement, à mesure que la science a progressé, l’art de prolonger la vie semble s’être restreint de plus en plus, et il se borne maintenant à un ensemble de soins et de précautions purement hygiéniques.
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