Résumé

Justin Dupuy Éloge de M. le Cte de Peyronnet… (1856)

Cette jeunesse était ce qu'elle devait être en ce noble pays, qui est le nôtre, où le coeur est en dehors autant que l'esprit, où l'on s'éprend si vite du bien, où la franchise est si exaltée, où le dévoûment est si chevaleresque et la générosité si luxueuse. M. de Peyronnet avait toutes ces qualités, et il ne dédaignait pas de les faire valoir : son attitude était dès-lors ce qu'elle fut toujours, celle d'un homme qui a souci de lui-même, et qui ne laisse porter aucune atteinte à sa dignité.
Il est rare, Messieurs, qu'un secret instinct n'avertisse pas celui qu'attend une haute destinée.
Source : Gallica

Justin Dupuy Éloge de M. le Cte de Peyronnet… (1856)

Laissez-moi rire un peu des folles gens que j'aime : Le sage rit souvent en secret de lui-même, Et c'est par là surtout qu'il est sage à mes yeux.
M. de Peyronnet plaisante ici, et son rire se montre plus ou moins agressif dans toute cette pièce des Portraits. Mais les Visions, la Philosophie, le Doute, le Travail, le Temps, sont mêlées de réflexions où le rire disparaît pour faire place à la plus haute poésie.
Voyez, par exemple, Messieurs, ce début des Visions ; quel riant tableau il déroule à l'oeil du lecteur!
Source : Gallica

Justin Dupuy Éloge de M. le Cte de Peyronnet… (1856)

M. de Peyronnet, après six années de captivité , recouvra sa liberté. Il ne l'avait pas sollicitée. Comme il ne croyait pas qu'on eût eu le droit de la lui ravir, il ne pensa pas qu'il dût implorer personne pour se la faire rendre. Son pays natal la lui faisait vivement regretter : son imagination et son coeur se portaient toujours vers le manoir paternel, qu'il avait embelli, et auquel se rattachaient ses plus chers souvenirs.
Comme tous les enfants de notre riante Gironde, il aimait tendrement notre ciel, nos champs, notre cité et ses concitoyens.
Source : Gallica

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