Résumé

La famille, la Société et le gouvernement en France… (1877)

La religion est l'unique principe certain de tous les devoirs de la véritable probité. L'Ange de l'école le proclame. La religion, s'écrie-t-il, est un lien sacré qui nous attache au Grand Maître de la justice. Or, en lui sont réunies, comme dans leur centre, les diverses obligations qui lient les hommes entre eux par le commerce incessant d'une étroite société. Impossible donc d'être uni au Créateur par un culte religieux, sans avoir, en même temps, avec la créature les liaisons de justice qui, selon l'opinion publique, révèlent le magistrat honorable et l'homme d'honneur.
Source : Gallica

La famille, la Société et le gouvernement en France… (1877)

La vie passe comme une ombre. Plus tard, réclameras-tu vainement à ton coeur, à ton imagination et à tes sens vieillis des satisfactions qu'ils seront impuissants à t'accorder ?
Comment résister à ces insinuations, lorsqu'on a dix-huit, vingt ans, et qu'elles vous sont adressées par des gens du même âge, emportés eux-mêmes vers les rives enchantées d'un plaisir éphémère ?
Notez bien qu'une fois la conscience blasée, il n'y a plus de frein et de limite aux aberrations de tout genre. Le sentiment religieux ayant disparu, la perversité est accomplie.
Source : Gallica

La famille, la Société et le gouvernement en France… (1877)

Mais alors, la guerre, bien que soutenue par les aspirations du pays, n'était pas une catastrophe qui suspendait l'activité morale. On ne connaissait pas l'art de la tuerie guerrière et l'héroïsme forcé à vingt-cinq centimes par jour. Et la France n'en était pas moins grande et moins respectée. La défense de la patrie telle qu'elle est organisée aujourd'hui détruit dans le coeur de l'homme les qualités viriles du bon citoyen. Le service obligatoire, qui est devenu le principe du recrutement militaire, fatigue, irrite et détruit le patriotisme.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature