Résumé

Les élections municipales et le parti bonapartiste… (1881)

Voilà pourquoi il est urgent de reviser la Constitution et d'avoir un Président puissant, responsable, qui, lorsqu'il voudra prendre une grave décision, devra compter avec l'opinion publique. Ce Président, élu par le peuple, sera nécessairement démocrate.
Un Président nommé par les assemblées n'a qu'un intérêt, ménager et protéger les classes bourgeoises, dont font partie les députés et les sénateurs. Le Président issu du peuple, responsable devant lui, n'aura, à son tour, qu'un intérêt, plaire au peuple, et il vaut toujours mieux se fier à l'intérêt des gens qu'à leur générosité.
Source : Gallica

Les élections municipales et le parti bonapartiste… (1881)

La justification de la souveraineté du peuple réside dans cette maxime que « l'opinion d'un homme vaut celle d'un autre homme et que, par conséquent, elle vaut moins que celle de deux ou de plusieurs de ces hommes. » Celui qui, aujourd'hui, obéit à une loi votée par la majorité sent que sa raison est satisfaite ; car, à moins d'être fou d'orgueil, il ne peut supposer que sa propre opinion ait plus de valeur que celle de beaucoup d'autres hommes.
Source : Gallica

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