Résumé

Lettres politiques, 1874-1875. Le Septennat… (1878)

Les citoyens n'ont pas le droit de manquer de respect à une loi votée régulièrement, cela est vrai.
Mais ce n'est pas manquer de respect à la Constitution votée le 25 février, que de demander qu'au jour marqué par la révision, on substitue la Monarchie à la République.
Ce n'est pas violer « la loi constitutionnelle du pays, » c'est user de la latitude que cette loi a entendu laisser au citoyen. Nos législateurs n'ont pas voulu fermer l'avenir aux autres formes de gouvernement : ils ont entendu rendre possible la restauration de la Monarchie.
Source : Gallica

Lettres politiques, 1874-1875. Le Septennat… (1878)

Ainsi, parce qu'ils ne sont qu'une vingtaine à l'Assemblée, les députés de l'appel au peuple n'hésitent pas à sacrifier le repos de la France! on ne peut être plus franc et l'aveu nous suffit.
Mais, encore une fois, nous ne pouvons que regretter de voir les impérialistes unis aux radicaux dans une action commune pour renverser l'Assemblée élue du suffrage universel, et pour détruire les pouvoirs du Maréchal que M. Raoul Duval a osé appeler « un pis-aller » aux applaudissements frénétiques de MM. Naquet, Rouher, Ordinaire et de Bourgoing !
Source : Gallica

Lettres politiques, 1874-1875. Le Septennat… (1878)

On ne peut en douter : M. Cazeaux a été nommé en haine de la République; M. Alicot a échoué parce qu'il représentait la politique impuissante des Decazes et des Dufaure, la politique de la conjonction des centres.
Le pays goûte peu les finesses des partis; les minuties parlementaires l'agacent : il ne comprend que la politique réduite à des formules brèves et claires, parce qu'il la considère au point de vue immédiat de ses intérêts. Il veut la sécurité, l'ordre, la confiance que donne un gouvernement héréditaire, fort et stable. Il est monarchique et veut la Monarchie.
Source : Gallica

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