Résumé

Louis Laville De la goutte et des rhumatismes… (1877)

Mais si la science n'est pas un vain mot, si la chimie a porté son flambeau dans des questions autrefois si obscures ; si enfin la goutte n'est et ne peut être qu'une concentration dans l'économie des sels qui ne trouvent pas d'issue, comme le prouvent physiquement et invinciblement les concrétions salines que la goutte laisse sur son passage, pour nous enseigner elle-même son origine et sa nature, il est évident que ce qu'il y avait à faire, c'était de trouver un médicament qui, en rendant ces sels solubles, les expulsât du corps.
Source : Gallica

Louis Laville De la goutte et des rhumatismes… (1877)

Qui peut se croire assez haut placé pour régner seul sur la science ?
Sans doute il y a des abus a déraciner et le charlatanisme à détruire; aussi est-ce un droit et un devoir d'appliquer un critérium sévère ; mais s'ensuit-il qu'il faille nier tout progrès nouveau ? Si la goutte devait s'apaiser d'elle-même ; si l'on entrevoyait un terme à des souffrances sans cesse renaissantes, le conseil de ne rien faire pourrait, a la rigueur, se concevoir encore ; mais comme l'expérience quotidienne prouve surabondamment que la goutte, livrée à elle-même, ne pardonne jamais
Source : Gallica

Louis Laville De la goutte et des rhumatismes… (1855)

Si l'on songe qu'il s'agit pour le goutteux de n'être plus attaché sur son lit de douleur, en proie aux déchirements de la goutte, comme Prométhée aux morsures du vautour; si l'on réfléchit qu'il s'agit pour lui de ne plus traîner le boulet qui enchaîne tous ses pas; si l'on considère enfin qu'il est question de terrasser un ennemi qui épie tous les mouvements de sa victime pour la frapper à coup sûr, pourra-t-on regretter
quelques années de soins, d'ailleurs si faciles et si peu coûteux?
Du maximum de pilules.
Source : Gallica

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