Résumé

Portrait de Louis-Mathieu Molé Louis-Mathieu Molé Pétition universitaire [à propos de l'article de la loi sur le recrutement de l'armée exemptant les jeunes gens ayant remporté les grands prix de l'Université… (1838)

Talon aimait par dessus tout la gloire; Molé lui préférait ses devoirs. Talon calomnia plus d'une fois dans son coeur celui qu'il avait aimé. Peut-être son esprit fut-il seul coupable ; car c'est la faiblesse des esprits supérieurs d'attribuer à l'intérêt les opinions qu'on ne partage pas. Au reste , Mathieu Molé fut le héros par excellence de l'amour de l'ordre et du devoir : c'est au maintien de l'ordre, au parfait accomplissement de ses devoirs qu'il dévoua modestement sa vie.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Mathieu Molé Louis-Mathieu Molé Pétition universitaire [à propos de l'article de la loi sur le recrutement de l'armée exemptant les jeunes gens ayant remporté les grands prix de l'Université… (1838)

La jeunesse vertueuse mûrit lard : il ne faut pas s'étonner si Mathieu Molé ne connut pas de bonne heure cette modération qui rend toutes les vertus utiles. Lorsqu'il la posséda, il n'eut plus rien à recevoir de l'expérience ou du temps : le Cardinal de Richelieu semblait l'attendre. Quoiqu'il eût été quelquefois l'objet de ses railleries, et qu'il ne l'eût pas toujours trouvé docile à ses volontés , il l'avait compté parmi les hommes qui devaient ajouter à la grandeur de la France, et par conséquent à sa propre gloire. Aussi, dès qu'il l'en crut digne, il le nomma Premier Président (1640) .
Source : Gallica

Portrait de Louis-Mathieu Molé Louis-Mathieu Molé Pétition universitaire [à propos de l'article de la loi sur le recrutement de l'armée exemptant les jeunes gens ayant remporté les grands prix de l'Université… (1838)

Le moment était venu où le Coadjuteur voulait que le Parlement portât les choses à l'extrême; mais la nouvelle de la bataille de Lens vint le contrarier dans ses projets. La Cour en prit autant de confiance qu'elle en aurait tiré d'avantages, si Mazarin avait su profiter de ces succès. Les factieux perdent toujours de leur pouvoir sur l'esprit des peuples lorsque l'armée triomphe. Les chefs de la Fronde, qui s'en aperçurent, dissimulèrent au lieu d'éclater; et Mazarin, qui les voyait calmes, les croyant vaincus, crut aussi qu'il ne lui restait qu'à punir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature