Marie-Aimery de Comminges

Résumé

Marie-Aimery de Comminges Stendhal, homme de cheval (1928)

Peu après, son amie la cantinière dit au jeune hussard : « Si ton cheval était capable de galoper, tu irais en avant jusqu'au bout du bois, voir s'il y a quelqu'un dans la plaine. » Alors Fabrice arrache une branche de peuplier et tape son roussin à tour de bras. La bête s'enlève au galop et retombe au petit trot... Et la cantinière crie (Fabrice prit-il le conseil pour une ironie ?) : « Si tu vois un ennemi, pique-le avec ton sabre ! ne t'amuse pas à le sabrer ! »
Source : Gallica

Marie-Aimery de Comminges Stendhal, homme de cheval (1928)

L'armée se dirigeait vers Bruxelles. Fabrice marcha toute la journée et, le soir, avec un écu, il obtint d'un cultivateur un lit pour lui et de l'avoine pour son cheval. Mais notre hussard réfléchit. Il commence à avoir l'expérience, sinon des hommes, tout au moins des adjudants : « Mon cheval n'est pas beau », pense-t-il, « mais, n'importe, il pourrait être du goût de quelque adjudant ; et il alla coucher à l'écurie à ses côtés. »
Le lendemain, si le hussard était reposé, son cheval ne l'était guère.
Fabrice, écrit Stendhal, ne peut lui faire prendre le trot qu' « à force de caresses » !
Source : Gallica

Marie-Aimery de Comminges Stendhal, homme de cheval (1928)

Fabrice, éreinté, boit deux verres d'eau-de-vie. Il roule sur sa selle et — notons l'exactitude de cette remarque — selon le dicton, « il regarde entre les oreilles de son cheval, et fait comme les autres ». Il se sentait, au bout d'une ou deux heures d'hébétude, « fort las et, quand le cheval galopait, il retombait sur sa selle comme un morceau de plomb ». Il commençait à se dégriser un peu, lorsqu'un général eut son cheval blessé et « qui se débattait, renversé par terre et lançant des coups de pieds furibonds ».
Source : Gallica

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