Martial Paland

Résumé

Martial Paland Souvenirs d'Armorique (1874)

L'enfance, l'âge mûr, les plus simples décors Sont rendus par un art qui semble sans efforts Tant l'esprit le soutient, l'inspire, le ravive, Et sait le parfumer d'une grâce native. Ce pays n'a pas seul admiré ses travaux ; Paris récompensa ses titres les plus beaux ; Et s'il est pauvre encor pour avoir fait l'aumône A plus pauvre que lui sans le dire à personne, L'art et la charité l'ont fait riche, d'honneur, Et chez lui le coeur monte au niveau du sculpteur ! Son nom ? Vous le verrez, sur le marbre et la pierre, Non sans gloire, gravé dans l'Armorique entière.
Source : Gallica

Martial Paland Souvenirs d'Armorique (1874)

Tout en cherchant à soulever le voile qui couvre encore les temps préhistoriques, on professe que la civilisation a été formée par l'influence des grands hommes. Celui qui le premier déserta les sentiers battus et découvrit une route meilleure, constitua le progrès. A l'origine des sociétés, dès que la notion divine s'épanouit, on croit, on prie, on est heureux. Plus tard, on renverse l'autel de ses premières adorations, on cherche le bien suprême dans les plaisirs bornés, et l'âme, déçue dans ses légitimes aspirations, se révolte et va souvent jusqu'à maudire l'auteur de sa destinée.
Source : Gallica

Martial Paland Souvenirs d'Armorique (1874)

N'est-ce pas assez qu'il ait daigné révéler à notre âme la voie du bien qui permet d'arriver jusqu'à lui, qu'il ait bien voulu nous faire espérer la réalisation du bonheur, idéal dont notre inanité terrestre ne possède que l'ombre vaine ?
Oui, mes amis, tout ambitieuses qu'elles paraissent aux écoles du néant, conservons, comme notre seul trésor réel, ces espérances d'outre-tombe dont l'anéantissement nous rendrait la plus misérable des créatures. Tous des autres êtres, en effet, passent près de la mort sans en paraitre émus ; l'existence semble combler tous leurs désirs.
Source : Gallica

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