Gustave-Nicolas Hubbard

Résumé

Gustave-Nicolas Hubbard Lettres d'un volontaire (1871)

L'existence de vrais partis est nécessaire dans une nation aussi grande que la nôtre; et pour les constituer, il ne faut pas seulement quelques ambitions éphémères s'agitant avec ardeur dans une capitale et poussant à l'excès des masses flottantes et irréfléchies ; en politique, comme en stratégie, la victoire appartient toujours à la discipline et à la méthode. Que sont devenues ces antiques relations qui, de 1789 à 1793, et sous la Restauration, faisaient agir dans une même pensée les salons de Paris et jusqu'aux cabarets des hameaux les plus reculés ?
Source : Gallica

Gustave-Nicolas Hubbard Lettres d'un volontaire (1871)

Oublieux du passé de notre patrie, des ennemis dont nous sommes entourés, de la jalousie que nous excitons au dehors, nous nous étions tout à fait désintéressés de la guerre, nous tous qui représentions le mieux l'élément actif et vivace de la nation française. C'est au progrès des arts, à celui des sciences et de l'industrie que nous consacrions de préférence nos veilles et nos efforts. Croyant que l'ère des iniquités était à jamais close, nous nous étions lancés à fond de train dans la voie de la civilisation pacifique.
Source : Gallica

Gustave-Nicolas Hubbard Lettres d'un volontaire (1871)

C'est là ce qui nous a perdus, ce qui nous perd et nous perdra, si, par une détermination énergique, nous ne savons pas tous faire un retour sur nous-mêmes, reconnaître notre dégradation morale, triompher de nos vices, oublier toutes nos rancunes, fouler aux pieds nos préjugés, nous soumettre à la discipline, et enfin nous préparer à tous les sacrifices, à celui de notre fortune comme à celui de notre vie.
Source : Gallica

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