Résumé

Mémoires de Charles Gouyon : baron de La Moussaye… (1901)

« Je la fis mettre en une chasse de plomb et honorablement conduire, accompagné de toute la noblesse du païs, jusque au temple (église paroissiale) de Plouer, où gist son corps en la sepulture de mes prédécesseurs, avec sa mère. »
Les dernières paroles que prononça Claude du Chastel, baronne de la Moussaye, furent : « Pour l'amour de JésusChrist nostre Seigneur et seul Sauveur, je meurs en cette foy. Oh! que je suis bienheureuse! » Et Charles Gouyon ajoute : « 0 ma tres chère Claude ! Dieu me fasse la grâce de mourir comme toy, afin que comme toy je vive éternellement bienheureux! »
Source : Gallica

Mémoires de Charles Gouyon : baron de La Moussaye… (1901)

Les ambassadeurs pour le roy estoient le duc de Bourbon, Artur de Bretaigne comte de Richemont, connestable de France, tous deux beaux-freres du duc de Bourgongne, le comte de Vendosme, l'archevesque et duc de Reims, chancelier de France, messire Christophe de Harcourt, le seigneur du Chastel, neveu du surdit messire Tanneguy, le marechal de la Fayette et plusieurs autres chevaliers et grans seigneurs. La paix se conclut entre le roy et le duc de Bourgongne au grand regret et deplaisir de l'Anglois, auquel l'on continua la guerre.
Source : Gallica

Mémoires de Charles Gouyon : baron de La Moussaye… (1901)

Toute la journée se passa en bals et fêtes. Charles Gouyon, qui enregistre tous ces honneurs avec un légitime orgueil, note un détail curieux : il faisait assez chaud ce jour-là, le Roi portait une cape doublée de drap d'or et enrichie de pierreries ; chaque fois qu'il était son bonnet, qui était fort lourd, on voyait une marque sur son front.
Après quinze jours passés à la Cour, où la Reine tenta inutilement de retenir Claude, les jeunes mariés regagnèrent la Bretagne en chariot, et vinrent habiter le château de la Rivièrede-la-Moussaye, en Sévignac.
Source : Gallica

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