Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte

Résumé

Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte Discours de S. A. I. le prince Napoléon… (1864)

La Compagnie peut dire au vice-roi : La corvée existait chez vous, ce n'est pas moi qui l'ai créée, j'en ai profité parce que tel a été votre bon plaisir. Vous me demandez de l'abandonner, je le veux bien; mais je ne suis pas obligée de faire de la philanthropie en Egypte à mes frais. Que l'Egypte ne cherche pas à faire de l'humanité sur le dos de la Compagnie. Nous, patriotes français, payons notre gloire ; mais payer la gloire et la philanthropie musulmanes, ce serait folie, insanité d'esprit.
Source : Gallica

Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte Discours de S. A. I. le prince Napoléon… (1864)

Pour bien juger examinons le fait et les théories : l'Egypte connaît Constantinople, les vice-rois connaissent la politique ottomane, ils savaient que ce qu'ils faisaient, ils avaient le droit de le faire; et, dans ces pays, rien n'est plus élastique que le droit : le droit est toujours dominé par le fait. Le vice-roi, l'ancien comme le nouveau, savaient à merveille que quand les faits sont accomplis, la Porte les accepte bien souvent, pour ne pas dire toujours, après les avoir contestés.
Source : Gallica

Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte Discours de S. A. I. le prince Napoléon… (1864)

Je me trompe, dans dix, quinze, vingt ans, quelque chose se fera, parce que, croyez-moi, dans l'époque où nous sommes, avec l'idée du progrès qui domine aujourd'hui le monde, on n'arrête pas le mouvement des esprits ; le canal de Suez sera creusé. Dans quinze ou vingt ans, lorsque le vice-roi aura montré son impuissance, il y aura là quelqu'un qui sera tout prêt, qui constituera une nouvelle Compagnie, et qui fera le canal.
Source : Gallica

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