Résumé

Portrait de Nicolas Venette Nicolas Venette Tableau de l'amour conjugal, : publié après des recherches nombreuses sur des documents anciens et moderne… (1867)

Bientôt la petite église de Bois-le-Roy se para comme pour une fête; le village tout entier fut en émoi; le ban et l'arrière-ban des parents et des amis des deux familles avait été convoqué pour le mariage de Bertrand et de Louise.
Il fut célébré avec une grande pompe, et ce fut, pendant trois jours, une suite de réjouissances, dont les habitants de Bois-le-Roy ont gardé longtemps le souvenir.
Le père Bodard était enchanté. Il contemplait d'un œil attendri Bertrand et Louise, et se disait que la volonté., le travail et le cœur sont vraiment trois des plus précieux trésors de ce monde.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Venette Nicolas Venette Tableau de l'amour conjugal, : publié après des recherches nombreuses sur des documents anciens et moderne… (1867)

Enfin Louise parla avec une adorable naïveté, elle révéla toute son âme à celui qui l'aimait; elle rit doucement des scrupules que son âge éveillait en lui; elle lui fit comprendre que l'homme accepté par une honnête femme n'a jamais pour elle que l'âge de son cœur.
Les choses marchèrent de telle sorte dans cette courte entrevue, ces deux amours s'entendirent si bien que, lorsque madame Labbé entra, il ne manquait plus au consentement de l'enfant que la consécration de la mère.
Après quelques paroles échangées avec elle, Bertrand aborda franchement la question.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Venette Nicolas Venette Tableau de l'amour conjugal, : publié après des recherches nombreuses sur des documents anciens et moderne… (1867)

Faut-il vous dire son nom?
— Sans doute.
— Louise, ne le devinez-vous pas? termina doucement le jeune homme en serrant dans ses mains la main tremblante de l'ouvrière.
Monsieur Bertrand! s'écria cette dernière pleine d'un insurmontable émoi.
— Oui, continua le jeune homme avec ardeur, oui, c'est vous que j'aime ; c'est vous que je supplie d'être ma femme : c'est vous que j'entrevois dans l'avenir comme la douce fée de ma maison. Mais une crainte m'arrête; vous avez vingt ans, Louise; j'étais presque un homme, alors que vous n'étiez encore qu'un enfant
Source : Gallica

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