Résumé

Notice biographique sur le docteur A.-F. de Mey (1871)

Les grands cœurs ne sont jamais plus grands qu'au jour du sacrifice; aussi, M. de Mey se dislingua-t-il parmi ceux qui combattirent le mal avec le plus d'intrépidité, et obtint-il une médaille en récompense de son dévouement.
Alors sa charité est infatigable; il prodigue son zèle et son courage ; il oublie son repos ; il visite le réduit de l'ouvrier; partout où il y a une souffrance à soulager, il y court, il y vole; il y passe les jours et les nuits à soigner les pauvres sur leur grabat, et porte partout avec lui la consolation erespoir.
Source : Gallica

Notice biographique sur le docteur A.-F. de Mey (1871)

Ce ne fut, je crois, qu'après la chute de l'Empire que le jeune de Mey vint à Paris pour y étudier la médecine. Il voyait dans la carrière qu'il embrassait une sorte de sacerdoce : car il savait que le médecin, avec le devoir de soulager les corps, a une mission morale noble, grande, sublime. Il savait que, comme le prêtre, il doit avoir pour famille tous ceux qui souffrent, et ne connaître ni heures, ni distances, ni intempéries, ne regarder ni chaumière, ni palais, lorsqu'il s'agit de soulager une douleur.
Source : Gallica

Notice biographique sur le docteur A.-F. de Mey (1871)

M. de Mey acheta les bains de Saint-Gervais.
Dès lors il consacra sa fortune et sa vie à faire fleurir cet établissement. Il ne recula devant aucun obstacle, devant aucune déception, devant aucun sacrifice. Certes, ce n'est pas sans efforts et sans luttes qu'il est parvenu à élever ces constructions splendides dans leur originalité, à attirer des multitudes d'étrangers, qui apportent l'or et l'aisance dans ces montagnes, et à établir à Saint-Gervais un foyer religieux, d'où l'esprit catholique rayonne au loin.
Source : Gallica

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