Résumé

Notice sur la Mère Eugène de Saint-Pierre… (1867)

En quittant la France, le cœur de la Mère Eugène de Saint-Pierre adressait à ses compagnes et à ses filles un adieu que sa plume, quelques jours après seulement, exprimait en ces termes : « Adieu France ! Nous allons bientôt te perdre de vue. Nous ne distinguons déjà plus sur le port les visages amis qui nous ont accompagnés aussi loin qu'il leur était possible de le faire.
» Adieu, chères Sœurs, adieu chères filles ! En toute autre circonstance, nos cœurs souffriraient de cette séparation ; mais ne nous en sachez pas mauvais gré.
» Nos cœurs ne sont ouverts qu'à la joie.
Source : Gallica

Notice sur la Mère Eugène de Saint-Pierre… (1867)

Madame Machet ne pouvait que s'attrister d'une telle absence. L'inexpérience de sa fille, la richesse des faveurs dont Dieu l'avait physiquement dotée, la faiblesse de son instruction religieuse, la religion de ceux à qui elle allait être confiée, tout légitimait les vives craintes que concevait son cœur de mère et de catholique. Elle prit donc, pour prémunir sa fille, tous les moyens que sa piété et sa tendresse purent lui inspirer.
Virginie, qui n'avait point encore fait sa première
communion, fut présentée comme aspirante au catéchisme.
Source : Gallica

Notice sur la Mère Eugène de Saint-Pierre… (1867)

Tel est, en effet, le glorieux caractère de l'obéissance religieuse. Tout y est l'expression de l'autorité de Dieu et dans les prescriptions de la règle, et dans les ordres des supérieurs. En dehors de cette obéissance, qui élève à un degré plus parfait celle du chrétien, l'âme reste libre de la liberté des enfants de Dieu. Dès lors plus de soumission à la créature; car, au créateur seul est fait l'hommage de la volonté. A cette condition seule la Sœur Eugène de Saint-Pierre pouvait concevoir et accepter la vie religieuse.
Source : Gallica

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