Résumé

Nouvelles des missions Orientales… (1794)

Ils refusèrent d'apostasier et parlèrent avec beaucoup de force au Mandarin. Il les lit frapper de soufflets et de coups de bâton, autant que la rage lui inspira. Un nouveau Chrétien , pas même encore Catéchumène, le désoloit plus que les autres par ses réponses hardies ; aussi fut-il beaucoup plus maltraité. Il fut si dangereusement blessé, qu'on le crut sur le point de mourir. Les Chrétiens prisonniers avec lui, lui administrèrent le baptême. Ce Mandarin furieux de tant de résistance qu'il ne pouvoit vaincre , voulut s'en prendre à tous les Chrétiens de son district.
Source : Gallica

Nouvelles des missions Orientales… (1794)

Maintenant, mon cher Mercier, ne dites plus que vous craignez pour moi la cangue et les coups de bâton ; pour moi, je les désire, mais je n'ose les espérer, tant que les choses resteront en cet état. Si, ce que nous ne méritons pas , Dieu nous destinoit la couronne du martyre , il paroît que ce seroient les rebelles qui nous la procureroient.
Voilà les païens. — Que seroit-ce, si je vous parlois de la manière dont les Chrétiens se conduisent envers nous ? Ce n'est peint comme en Europe , où le grand nombre de Prêtres fait perdre le respect qui leur est dû.
Source : Gallica

Nouvelles des missions Orientales… (1794)

Cette vie dure ne m'a, moralement parlant, jamais rendu malade; et cette pauvreté ne m'a laissé manquer de rien : faisonsnous le moins de besoins qu'il sera possible, et nous serons toujours riches : il n'y aque le premier pas qui coûte. La vie et l'habit mis à part, que peut-on désirer de plus qui soit raisonnable? La joie, les plaisirs? nous n'en manquons pas ici. Quelle plus grande joie, pour un bon coeur, que de faire régner Dieu dans les coeurs, et d'arracher à la mort des milliers de malheureux.
Source : Gallica

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