Résumé

Othon Dast De l'influence de la Révolution sur nos moeurs… (1818)

Au moins si, profondément pénétrés de l'origine et du but de l'institution de la noblesse, les nobles s'étaient servi de leur facile accès auprès du trône pour parler en faveur du peuple, pour être l'organe de ses justes plaintes, le peuple aurait trouvé dans cet office de protection un dédommagement au préjudice que lui causaient les priviléges des nobles. S'ils eussent rempli ce devoir de justice et de saine politique, on pourrait croire que la révolution, dégagée de sa principale cause et de son plus terrible aliment, ou n'aurait pas existé, ou aurait été moins longue et moins sanglante.
Source : Gallica

Othon Dast De l'influence de la Révolution sur nos moeurs… (1818)

Le peuple n'aurait rien à souhaiter, s'il osait déployer cette franchisé et cette candeur qui forment éminemment son caractère ; mais il croit avoir besoin de regarder autour de lui ; la moindre agitation, l'alarme de la moindre prétention l'effraie. Dévenu défiant par les maux récens qu'il a essuyés, ce sentiment lui pèse ; mais il craint de s'en dessaisir; il le considère comme un préservatif salutaire contre l'entraînement fatal auquel il est exposé ; en un mot, le peuple n'est point encore dans son état naturel : les lois et le temps peuvent seuls l'y ramener.
Source : Gallica

Othon Dast De l'influence de la Révolution sur nos moeurs… (1818)

Lorsque la masse des citoyens s'éclaire et raisonne bien ou mal, les femmes suivent l'impulsion générale ; cela même est nécessaire, mais cependant jusqu'à un certain point. Un homme d'esprit se condamnerait difficilement à passer sa vie avec une femme sans instruction. Ce qu'elles doivent donc chercher à former de bonne heure, c'est leur jugement ; il faut qu'elles acquièrent un bon esprit, qu'elles aient une idée des connaissances qu'on n'aurait pas exigé d'elles avant la révolution. Ce n'est que dans l'excès en toutes choses que se trouve le ridicule.
Source : Gallica

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