Paul de Kock,
La Dame aux trois corsets
(1866)
“ Il y avait près de deux heures que Sidi-Aboukir était parti . Violette , demeurée seule dans son salon du rez-de-chaussée , se sentait sous le coup d' une terreur qui augmentait sans cesse : c' était comme le pressentiment d' un malheur qui la menaçait . Tout à coup on entre dans la pièce où elle est ; on marche doucement ; on vient vers elle ... Violette n' a pas relevé la tête , car elle est persuadée que c' est Lizida qui vient d' entrer . Mais quand elle la relève enfin , elle demeure glacée d' épouvante : une femme est là près d' elle , qui l' examine , qui la couve de ses regards . ”
