Philippe Jérôme Gaucher de Passac

Résumé

Philippe Jérôme Gaucher de Passac Nouvelles portugaises et brésiliennes… (1825)

Oh ! non, Henri, non ; je sens trop que l'accomplissement de mes voeux est impossible ; mais si je n'ai pu cacher mon amour, si je me suis exposée à un refus, jugez-moi avec indulgence , et conservez-moi votre estime , écoutez le sentiment de la pitié, et ne parlez point de la trop tendre Inèz avec l'insultante légèreté qu'on reproche à votre nation. Laissez-moi plutôt croire que cette passion si malheureuse eût été couronnée d'un plus heureux succès, s'il n'eût existé un être né sous de plus heureux auspices et qui m'a prévenue dans voire coeur.
Source : Gallica

Philippe Jérôme Gaucher de Passac Nouvelles portugaises et brésiliennes… (1825)

Pardonnez -moi belle Inèz , si je vous réponds avec la franchise d'un soldat. L'honneur veut que je vous dise loyalement la vérité toute entière et que je n'abuse point d'une partialité qui m'honore et que je suis loin démériter. Vous êtes digne de plus de bonheur que je ne puis vous en procurer et le Ciel ne m'a pas réservé le soin si doux de vous rendre heureuse.
Source : Gallica

Philippe Jérôme Gaucher de Passac Nouvelles portugaises et brésiliennes… (1825)

Eh ! voilà le mal, s'écriait Laborde ; les passions font tout l'homme. En les contrariant on lui ôte son énergie , son ressort naturel, on n'en fait qu'un être passif, un esclave. Piégiez son jugement enseignez-lui la morale des intérêts et soyez sûr que lorsqu'il l'entendra bien, elle suffira aussi pour régler l'essor de ses passions et les empêcher d'être nuisible aux autres. Oliveira n'était pas complettement convaincu ; il n'était qu'entraîné par l'amitié et l'ascendant que Laborde avait pris sur lui.
Source : Gallica

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