Gabriel de La Landelle

Gabriel de La Landelle

Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le morne aux serpents ; [suivi de… (1852)

Si, au contraire, nous attendons ici l'obscurité, les Machaculis se diviseront; l'un d'eux débarquera sur l'îlot et se glissant à travers les broussailles, il nous lancera de près des sagaies ; les autres se rendront à terre avant nous, et nous serons massacrés. Il est inutile, je le répète, de songer à regaguer l'autre rive dans notre état de faiblesse.
Un long silence suivit ce discours ; mais quand le soleil commença à descendre sur les forêts de l'ouest :
— C'est décidé, s'écria Joam, l'avis de Zima est le meilleur, nous n'avons plus un instant à perdre.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le morne aux serpents ; [suivi de… (1852)

La petite troupe sortit en bon ordre et se dirigea vers le camp Machaculi. Préto conduisait Zima, qui tremblait et sanglottait. Joam, pâle de douleur, resta les yeux fixés sur eux jusqu'au moment où ils disparurent derrière les hautes herbes de la savane.
Dans la fazenda d'Enchofre, les habitants étaient en proie à la plus cruelle inquiétude, les femmes portaient leurs objets les plus précieux dans la maison du comte, les hommes disposaient les munitions et les armes. José Pereira, fier de son importance, se promenait sur le perron comme pour faire sentir qu'il remplaçait le maître absent.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le morne aux serpents ; [suivi de… (1852)

Dans l'intérieur d'un cercle défensif formé par les guerriers botocudos, un autre combat à coups d'ongles et de dents avait lieu entre les femmes de Cracmun et les prisonnières machaculis qui se révoltaient.
— Taru! taru! hurla Préto en entraînant les cavaliers au plus fort de l'action.
Ce cri sacré ranima le courage défaillant des compagnons de Crên-Bakuam.
En ce moment le premier rayon du soleil perça les forêts de l'est. Les gardiens d'Enchofre virent des multitudes d'Indiens qui descendaient des mornes et se précipitaient avec fureur sur les cavaliers.
Source : Gallica

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