Résumé

Phonothèque nationale De fil en aiguille, Charles Cros et les autres… (1989)

Cette approche des relations du phonographe et des artistes montre que, dès son entrée dans le public, la nouvelle invention posait les nombreux problèmes d'une déontologie. Des solutions furent laborieusement trouvées. Ce qui reste le plus précieux au travers des phonogrammes de l'époque des pionniers, c'est le miroir qu'ils représentent. Le temps révolu reprend vie à la lecture de ces jalons du passé. Nous ne saurons jamais si, comme il a été dit, c'est Caruso qui a fait le Gramophone ou si c'est la compagnie du Gramophone qui a fait la gloire de Caruso.
Source : Gallica

Phonothèque nationale De fil en aiguille, Charles Cros et les autres… (1989)

Il est le chercheur d'inconnu en qui ne se distinguent pas le poète et le savant, car sur un diamant l'un fait un poème, et un poème n'est jamais que la synthèse artificielle de mots précieux. La préoccupation de Cros a été de communiquer ; en plein dix-neuvième siècle, il était déjà un homme de notre temps. Mais allez parler à des sourds ! Allez leur faire comprendre que tout se tient, que la photographie, le phonographe et le poème c'est la même chose : la volonté d'arrêter l'instant et de fixer l'éphémère.
Source : Gallica

Phonothèque nationale De fil en aiguille, Charles Cros et les autres… (1989)

La voix humaine était souvent auréolée de gloire mais elle avait aussi la chance de bien convenir aux possibilités encore limitées de la machine parlante. Les instruments à vent, cousins germains des chanteurs, n'étaient pas trahis par l'enregistrement ; les cordes et le piano en revanche, posaient de gros problèmes aux "chasseurs de sons". Par chance, des progrès suffisants poussèrent les responsables des firmes à solliciter quelques instrumentistes-vedettes afin de graver leur talent et pour conforter de leur gloire le phonographe naissant.
Source : Gallica

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