Résumé

Pierre Luguet Une descente au monde sous-terrien

La ligne d’horizon, la ligne de brumes, plutôt se trouvait bien au-dessus des yeux de l’observateur, et, contrairement à ce qui se passe sur la terre, où derrière l’horizon nous sentons le vide, on devinait derrière celle-ci la continuation de l’ascension de la surface liquide, indéfiniment. Toutes proportions gardées, nos naufragés sentaient l’impression de se trouver à l’intérieur d’une sphère creuse, et Van de Boot disait à Margaret, confondue par ce spectacle nouveau :
— J’avais deviné !
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Pierre Luguet Une descente au monde sous-terrien

LE DÉSERT
Tout était prêt enfin, et la caravane allait partir, lorsqu’on s’aperçut que Congo manquait. Où était-il ? Ou s’était-il fourré ? Kerbiquet, qui n’était pas fort patient, commençait à crier et à le donner à tous les diables, lorsqu’on vit accourir le grand nègre de très loin, faisant des gestes télégraphiques avec ses bras, paraissant hors d’haleine et excessivement ému.
— Que peut-il avoir ? se demandait-on.
Congo arriva enfin. Mais il avait couru si vite, qu’il ne pouvait pas parler. On le laissa reprendre sa respiration.
— Eh bien ! qu’y a-t-il ? lui demanda Kerbiquet.
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Pierre Luguet Une descente au monde sous-terrien

Messieurs, vous voici fixés sur la latitude et la longitude de l’île où a naufragé votre ami Van de Boot comme si tous les sextants de la terre y avalent passé. Ce nègre connaît, je crois, tous les rochers du globe qui passent leur nez au dessus de la mer. Mademoiselle, je vous promets que nous empêcherons votre parrain d’être massacré par les monstres, si du moins il est possible d’arriver à temps pour l’empêcher. Messieurs de l’Académie des sciences de Saardam, mon yacht, le Pétrel, est à Dunkerque.
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