Résumé

Procès du général Despans-Cubières… (1847)

Au général Cubières, on dit : Voilà l'escroquerie qui vous atteint ; c'est votre sort, inévitable ; si vous ne donnez pas ce qui nous manque pour achever la preuve de corruption. Voilà la situation que l'on nous lait ; je demande si cela est juste ; je demande, en respectant toutefois les droits de l'accusation, que nul mieux que moi n'apprécie, en les respectant, je demande s'il est possible d'imaginer une perplexité plus grande que celle à laquelle la défense est soumise. Je reconnais tous les droits de l'accusation, mais la défense aussi a les siens.
Source : Gallica

Procès du général Despans-Cubières… (1847)

Eh quoi! c'est un général, un pair de France, un ancien ministre du roi, un homme qui s'est rendu compte des actes qu'il commettait, qui a su ce qu'il voulait, ce qu'il faisait, c'est cet homme-là qu'on vous présente comme digne d'indulgence et au nom duquel on ose demander un acquittement ! Que diriez-vous à un homme des degrés inférieurs de la société qui se serait rendu coupable des crimes que nous reprochons au général Cubières? Non! non! le pays tout entier demande compte au général des émotions douloureuses que lui ont causées ces honteux débats.
Source : Gallica

Procès du général Despans-Cubières… (1847)

Votre honneur, général, l'honneur de vos épaulettes, l'honneur d'un homme qui a exercé comme vous un haut commandement militaire, votre honneur vous impose l'obligation de repousser hautement une imputation qui vous ferait partager la honte d'une complicité d'escroquerie. C'est vous-même qui compromettriez votre honneur par votre silence. Vous auriez tort de laisser croire que vous êtes retenu dans ce moment par le désir de combiner votre défense avec celle d'un autre accusé ! Vous devez parler, si vous ne voulez pas qu'on vous suppose le complice de M. Pellapra.
Source : Gallica

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