Résumé

Émile Schwob Un formulaire de chancellerie au XVIIIe siècle… (1936)

Nous avons vu que, la clause du bon plaisir était commune à toutes les lettres patentes ; mais elle est le plus souvent suivie d'une formule dite de corroboration, dans laquelle le roi indique que pour donner à la lettre la valeur d'un acte authentique, il l'a fait munir de son sceau. Dans les chartres, on trouve : « et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes ». Dans les petites lettres patentes, la formule est plus simple ; on trouve à cette place : en témoin de quoi nous avons, etc.
Source : Gallica

Émile Schwob Un formulaire de chancellerie au XVIIIe siècle… (1936)

C'est pourquoi Sa Majesté croit être dans une espèce d'obligation de les accorder à ceux qui les lui demandent ».
Nous retrouvons ici l'expression de « droit commun » employée par Loyseau ; c'est elle qui a du suggérer à Esmein l'idée que les lettres de justice s'appliquaient en matière civile. Or le terme de droit commun n'a pas du tout ce sens dans notre ancien droit. Ici encore nous nous en rapporterons au dictionnaire de Ferrière : « le droit commun, dit-il, est le droit ordinaire, et fondé sur des maximes générales, qui est opposé au droit introduit contre les règles ordinaires ».
Source : Gallica

Émile Schwob Un formulaire de chancellerie au XVIIIe siècle… (1936)

Le contrôleur général de l'audience surveille le scelleur, et veille à ce qu'on n'expédie aucune lettre qui n'ait pas été présentée au chancelier.
Au fur et à mesure que les lettres sont scellées, le trésorier général du sceau les prend et les place dans des coffres qui ont été apportés à cette fin par le porte-coffre de semestre.
Nul ne doit se promener dans la salle du sceau ; ceux qui ont l'honneur d'y assister doivent « être en posture honnête et décente, comme en la présence du roi ».
Source : Gallica

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