Jacques Nicolas de Broé

Jacques Nicolas de Broé

Résumé

Portrait de Jacques Nicolas de Broé Jacques Nicolas de Broé Plaidoyer de M. de Broé, avocat général… (1829)

Depuis 1270 jusqu'en 1361, quatre-vingt-six années se sont écoulées, et plusieurs rois se sont succédé sur le trône de France. Or, pendant tout ce temps , chaque roi de France a joui de l'ancien comté de Toulouse ; il est advenu à chacun par le droit de la couronne, et en même temps qu'elle. C'est-un point qu'on ne conteste pas, et qu'on ne peut effectivement pas contester, puisque l'histoire est là pour l'attester. Or, nous le demandons, si le comté de Toulouse eût été considéré comme domaine privé , les choses se lussent-elles passées ainsi!
Source : Gallica

Portrait de Jacques Nicolas de Broé Jacques Nicolas de Broé Plaidoyer de M. de Broé, avocat général… (1829)

Eh quoi! malgré ces preuves de domanialité, il faut que nous admettions ce système incroyable de deux provinces réduites à la condition de domaines privés, et cela pendant 47 ans ( si l'on part de 1314) , ou du moins pendant 26 ans ( si l'on ne veut partir que de 1335) ! Quoi ! le roi Jean, et avant lui son père, auraient pu disposer à leur gré des provinces de Champagne et de Brie! Ils auraient pu les vendre comme on vend un immeuble! Et cependant c'étaient et le domaine de l'Etat et le trésor royal à Paris qui avaient fourni les indemnités pour éteindre les réclamations !
Source : Gallica

Portrait de Jacques Nicolas de Broé Jacques Nicolas de Broé Plaidoyer de M. de Broé, avocat général… (1829)

Ce n'est pas non plus qu'il fût sans intérêt pour lui de n'avoir qu'un procès au lieu de deux. Le motif, le voici : l'évocation n'était pas possible.
Le principe de la juridiction du parlement en matière domaniale était tellement impérieux, que toutes les règles ordinaires des évocations pour parentés et alliances et des committimus tombaient devant lui. C'est ce que nous dit encore d'Aguesseau ( 1 ) : « Les causes du domaine ne peuvent jamais être évoquées, » et le droit du roi l'emporte toujours, et en toute sorte " d'occasions, sur tout autre privilège.
Source : Gallica

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