Résumé

Recherches sur la vérité sociale… (1849)

Mais dans une nation civilisée, l'homme de la classe pauvre ne peut pas offrir le combat à un homme de la classe riche pour lui disputer son bien-être ; car il manquerait au contrat social. Il faut donc qu'il souffre pendant qu'il voit l'aisance à côté de lui, chez son voisin. Cette souffrance là est bien plus cruelle que celle du sauvage qui expose sa vie dans un combat, et c'est pour cela que l'homme du peuple, quand il est trop malheureux, préfère l'état sauvage ou barbare à l'état civilisé, et trouve le contrat social mal fait.
Source : Gallica

Recherches sur la vérité sociale… (1849)

Eh bien ne vaut-il pas mieux faire une guerre étrangère qu'une guerre civile. Ne vaut-il pas mieux agrandir le sol par la conquête, en augmenter la richesse par l'augmentation des moyens d'échange que de faire là guerre civile. Mais on ne peut agrandir le sol qu'en prenant à un autre peuple une partie de son sol, et pour cela il faut lui faire la guerre ; on ne peut augmenter les moyens d'échange qu'en ravissant à un autre peuple une partie des siens et ce genre de conquête ne peut se faire non plus que par la guerre.
Source : Gallica

Recherches sur la vérité sociale… (1849)

Déclarez que l'Algérie est un pays libre; Que tout français qui veut de la terre y recevra une part convenable de sol fertile; Que la société coloniale fera ses lois et choisira son gouvernement; Que seulement la métropole entretiendra pendant dix ans, plus ou moins s'il le faut, une armée pour garder la frontière algérienne ; qu'elle retirera ses troupes aussitôt que la colonie pourra avoir elle-même une armée qui lui sera propre, et nous verrons accourir en Algérie tous ceux qui brûlent de posséder. Nous y verrons accourir aussi ceux qui sont dévorés de l'ambition de gouverner la société.
Source : Gallica

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