Réginald Kann, La Revue de Paris
“ Les Marocains s’avouent difficilement vaincus ; pour qu’ils acceptent l’idée de la défaite, il ne suffit pas que l’adversaire remporte des succès tactiques, amenant des résultats partiels. La perte d’une position ou du champ de bataille, la déroute même ne les décourage pas. Il faut que le désastre se manifeste par des résultats tangibles et concrets : pertes d’hommes ou de biens. Dans un voyage qui m’a conduit, il y a quatre ans, à travers les montagnes qui s’étendent au nord de Taza, j’ai pu juger, par mes propres yeux, de la manière dont les tribus marocaines jugent l’issue d’un combat. ”
