Saint-Genest

Résumé

Saint-Genest Appel aux monarchistes (1875)

On n'aura jamais d'action sur un pays, si on laisse à d'autres le prestige du patriotisme. Dieu merci, ce sont les cordes les plus profondes chez un peuple ; et quand on ne les fait pas vibrer, ce sont les prétoriens et les aventuriers qui s'en emparent.
En réalité, oserai je dire ce qui manque à ces hommes? Eh bien, quand on ne se laisse pas étourdir par ce bruit sans écho, cette agitation sans résultat, cette ardeur sans objet, on voit que, ce qui leur manque... c'est la foi!
Non pas la foi dans leurs principes, la foi dans leur droit,...
Source : Gallica

Saint-Genest Appel aux monarchistes (1875)

Car, il ne faut pas se méprendre sur le mot et sur la chose : quand nous répétons qu'un pays ne peut vivre sans aristocratie, et que le suprême malheur de la France, c'est d'avoir anéanti ses classes dirigeantes, nous entendons par aristocratie une classe qui dirige, et non pas une classe qui s'abstient, et surtout une classe qui entrave.
Il ne suffit pas de posséder un parchemin et de se promener à travers le monde, en maudissant son siècle et son pays pour être une classe influente dans la nation. Il faut se mêler aux événements, prendre part aux affaires
Source : Gallica

Saint-Genest Appel aux monarchistes (1875)

C'est cette révolution qui, moins sanglante encore que stupide, a détruit les organes de notre malheureux pays. C'est elle qui a tout anéanti, tout réduit en poussière. Mais si, après la perte de ses priviléges et de ses droits, l'aristocratie française avait cherché à conserver l'influence morale qu'aucune émeute ne peut arracher ; influence puisée, non-seulement dans la tradition et le respect du passé, mais aussi dans le patriotisme et les services rendus, malgré tout elle aurait conservé la première place.
Source : Gallica

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