Sully Prudhomme,
Œuvres de Sully Prudhomme/Poésies 1878-1879
“ La nature n’est plus la nourrice au grand cœur ; Elle n’est plus la mère auguste et bénévole, Aimant à propager la grâce et la vigueur, Celle qui lui semblait compatir à la peine, Fêter la joie, en qui l’homme avait cru sentir Une âme l’écouter, divinement humaine, Et des voix lui parler, trop simples pour mentir. Il apprend que sa face, ou riante ou chagrine, N’est qu’un spectre menteur ; tendre fils il apprend Qu’elle offre sans tendresse à ses fils, sa poitrine Et berce leur sommeil d’un pied indifférent ”
