Résumé

Portrait de Térence Térence Théâtre complet des Latins

SCENE IV (Hégion, Géta, Déméa, Pamphile, cette dernière hors de la scène)
HE. Grands dieux ! mais c’est indigne, Géta ! Que me dis-tu ?
GE. La pure vérité.
HE. (450) Une telle bassesse dans une famille comme celle-là ? O Eschine, ce ne sont pas là les leçons que vous avez reçues de votre père.
DE. (à part) Il sans doute entendu parler de cette chanteuse ; cela le fâche, lui, un étranger ! et le père ne s’en inquiète pas. Ah ! que je voudrais qu’il fût là, quelque part, et qu’il pût entendre !
HE. (455) S’ils ne font pas ce qu’ils doivent, ils n’auront pas si bon marché de nous.
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Pourquoi ? parce que l’expérience m’a prouvé (865) que rien ne réussit mieux à l’homme que l’indulgence et la bonté. C’est une vérité dont il est facile de se convaincre par mon exemple et par celui de mon frère. Toute sa vie, il l’a passée dans les plaisirs et la bonne chère ; toujours bon, complaisant, gracieux pour tout le monde, évitant de choquer qui que ce fût, il a vécu pour lui, il ne s’est rien refusé ; et tout le monde fait son éloge, tout le monde l’aime. (870) Moi, sans façon, bourru, morose, économe, maussade, avare, j’ai pris femme : quelle galère que le mariage !
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Livrer son cœur à une affection, se créer des liens auxquels on attache plus de prix qu’à sa propre existence ! (40) Cependant ce n’est pas mon fils, c’est le fils de mon frère, d’un frère qui m’est entièrement opposé de goûts et d’humeur, et cela dès notre enfance. Moi, j’ai préféré la vie douce et paisible qu’on mène à la ville, et, chose qu’on regarde comme un grand bonheur, je ne me suis jamais marié.
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